La maison de la laïcité

Pont-à-celles

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Activités et écho

 


Vaccination chez les personnes âgées

Le jeudi 25 novembre, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles, en collaboration avec l’extension de l’ULB de Courcelles
a invité le public à une conférence intitulée :

« Vaccination chez les personnes âgées »
 présentée par Bernard Kennes.

 

Lors de cette conférence, les participants ont eu l’occasion de comprendre l’importance de la vaccination pour les enfants mais d’autant plus pour les personnes plus âgées, plus fragiles.

 

De façon plus scientifique, monsieur Kennes a exposé le processus d’immunité qui s’affaiblit avec l’âge. Ainsi que le fonctionnement d’un vaccin. On découvre, par exemple, qu’il existe des vaccins dits « vivants athénués » et des vaccins « sous-unitaires ». Le premier consiste à injecter les microbes vivants mais rendus moins virulents au préalable. Le second étant un microbe créé en laboratoire et donc incapable de se reproduire mais pouvant stimuler les cellules de défense.


 

 

La Révolte en chantant

Le samedi 20 novembre, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles a convié le public
à une conférence chantée

 « La Révolte en chantant »

présentée par Michèle Folon, Annie Plennevaux, Serge Godeau et Louis Jeanmart

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"La musique adoucit les mœurs",... quoi que...

Depuis la nuit des temps, le chant fait partie intégrante des événements, heureux ou malheureux, liés à la vie de l'être humain. Lors de cette conférence, les participants ont pu (re)découvrir, placées dans leur contexte, des chansons populaires de la rue, des barricades, de l'ombre, d'ici ou d'ailleurs, ayant un point commun : La révolte.


 Par exemple, le fameux opéra de Verdi « Nabucco » qui a appelé le peuple à se battre pour son indépendance ou encore  « La Marseillaise » qui était à l'origine chantée par les hommes partant à la guerre et devenue aujourd'hui l'hymne national français.


 

 

 

Conférence de Pascal Delwit

Le Lundi 15 novembre 2010, jour symbolique puisque c’était le jour de la fête du roi, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles a invité Monsieur Pascal Delwit pour une conférence-débat ayant pour thématique :

 

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« L’actualité politique belge »






Qui est Pascal Delwit ?

2006-2010 : Doyen de la Faculté des Sciences sociales et politiques - Solvay Brussels School of Economics and Management de l'Université libre de Bruxelles (ULB)
2003 : Professeur en science politique à l'ULB
1997 : Chargé de cours en science politique à l'ULB
1998-2002 : Président du département de Science politique
1995 : 1er assistant en science politique à l'ULB
1994 : Docteur en science politique à l'Université libre de Bruxelles (Les partis socialistes face à la construction européenne - 1945-1994 - : France, Belgique, Grande-Bretagne)
1988 : Assistant en science politique à l'ULB
1987 : Chercheur en science politique à l'ULB
1985 : Licencié en science politique à l'Université libre de Bruxelles

Compte-rendu de la conférence
Monsieur Delwit expose tout d'abord les grandes évolutions
subies par la Belgique...

Il y a 50 ans...
Si l'on revient 50 ans en arrière, on peut remarquer des changements frappants au niveau des partis politiques existants. Auparavant, la Belgique ne comptait que très peu de partis politiques. La famille socio-chrétienne dominait largement avec la famille libérale.On peut tout à fait imaginer que lorsque des négociations étaient en cours, il était plus aisé de mettre tout le monde d'accord puisque l'on ne comptait pas un grand nombre de parlementaires. Le paysage politique subit un bouleversement avec l'arrivée de nouveaux partis, ce qui entraine un déclin des partis dominants. Par exemple: apparition des partis « vert », le FDF, la Volksunie, et malheureusement l'Extrême droite. Ce que l'on constate par rapport au Parti Socialiste qui reste néanmoins très présent, c'est une légère diminution avec 45% de voie dans les années 40 et 33% à partir des années 60 jusqu'à nos jours. Le parti libéral subit aussi une évolution puisque dans la période entre les deux guerres, il avait une place très importante au sein du gouvernement mais aujourd'hui, même s'il grossit, il ne possède pas autant de places dans le gouvernement.Cette révolution politique engendre l'arrivée de nouveaux acteurs qui, lorsqu'ils se retrouvent autour d'une table de négociation, provoque une certaine difficulté à synthétiser les souhaits de chacun.

L'économie en mouvement
La vie économique change et évolue aussi. On voit que certaines entreprises sont contraintes de fermer et de cesser leurs activités comme Opel, Renault. La société subit une crise actuellement. Les zonings industriels deviennent trop petits pour l'implantation des entreprises, la population vieillit et le problème des prépensions se pose, l'emploi est également en ligne de mire en Belgique. Il est vrai qu'en matière d'emploi en Wallonie, une certaine dynamique est en cours grâce au Plan Marshall mais cette reconversion se fait très doucement.Il est évident que la situation politique actuelle ralentit la plupart des décisions notamment budgétaires.

 Régions et Communautés
La création des Régions et des Communautés amènent une difficulté supplémentaire.Il y a une asymétrie entre le fédéral et le régional dans le sens où au sein des Régions et Communautés un parti peut se situer dans la majorité alors qu'au fédéral il est dans l'opposition.Lorsque l'on traite certains dossiers pour lesquels chaque entité doit être représentée il est assez difficile d'obtenir un accord qui puisse satisfaire l'ensemble des parlementaires. On arrive donc à un compromis global où chacun doit y laisser une partie de ses attentes, c'est inévitable.

Le compromis à la belge...
Pourtant le fameux compromis à la belge est réputé, mais depuis 2005, il semble ne plus fonctionner. Les dossiers BHV et DHL, par exemple, qui exigeaient un accord des entités fédérées et du fédéral ont subis un échec.

Dans une négociation, il est important de « connaître » son interlocuteur. Avant, vu le nombre plus restreint de parlementaires, tout le monde se connaissait et comprenait les résonnements du négociateur en face de lui. Si un parti accepte de faire une concession majeure et que son interlocuteur ne le comprend pas ou ne le voit pas, ce parti ne sera plus apte à refaire des concessions.

On a connu pire!
Regardons dans l'histoire politique belge afin de se rendre compte que les éléments de rupture ne datent pas d'aujourd'hui et que le pays a déjà connu des moments où la négociation était difficile. La Loi Armel en 1955, les conflits communautaires dans les Fourons, les grèves de 1960-1961 concernant la question royale, la réforme de 1970 pour laquelle les partis n'étaient pas d'accord,...  La Belgique a, finalement, connu des moments plus complexes.

Nous n'avons plus qu'à attendre...
Selon Pascal Delwit, le score de la NVA est politiquement bizarre, et est peut-être du à une redéfinition du paysage politique avec un souci de défendre le socio-économique tout aussi important que le territoire comme on peut le voir en Ecosse, dans le nord de l'Italie où le parti incarne davantage que la Région.

Pascal Delwit pense que  dans tous les cas, le pays va vers une redéfinition ou une nouvelle stabilisation dans laquelle les  Régions prendront de l'expansion.


Pascal Delwit répond ensuite
aux nombreuses questions des participants.

Le détricotage du tissu socio-économique n'est-il pas lié  au « trop » grand nombre de parlementaires ?
Non, pas du tout. C'est le tissu socio-économique en lui-même. Les patrons ne pensent qu'au rendement financier. Ce dernier dépend également de l'atmosphère dans laquelle se trouvent les travailleurs. La culture, la vie culturelle a un grand impact sur la vie économique. L'environnement dans lequel une entreprise s'implante est important pour susciter « l'envie » des travailleurs d'aller travailler.Par exemple les villes universitaires et qui « bougent » culturellement sont des lieux propices pour l'expansion économique. Les étudiants sont aussi porteurs d'innovation.En Flandre, Gand est une de ces villes où il faut être dans laquelle la culture et la vie estudiantine amènent du public et donc des clients potentiels pour les entreprises.bart-de-wever-di-rupo-fin-des-moules-frites


Quel est l'avenir de la Belgique ?
Vers quoi va-t-on ? Une séparation ?
En 1830, lors de la création de la Belgique, on ne parlait pas de frontière linguistique. C'est progressivement que le problème de la langue s'est amené. L'union européenne serait de toute façon certainement opposée à une séparation. Je pense que l'on va vers un état fédéral avec un développement important des Régions et un transfert de compétences. L'état reviendrait à ses missions premières comme la sécurité sociale par exemple. 




Est-ce que nous n'aurions pas déjà un gouvernement si le roi avait consulté les libéraux ?
Le roi a certainement pris en considération l'évènement « De Croo ».
Mais l'Open VLD ne souhaite pas accéder au pouvoir. Il a perdu les élections et ne veut pas endosser des réformes impopulaires. Le MR, lui aussi ne le souhaite pas.Il ne veut pas non plus être le « petit frère » du PS. Aujourd'hui, au MR, il est difficile de distinguer le sort du parti et de la personnalité car une certaine lutte pour la présidence est en cours. 

L'Union Européenne ayant son siège à Bruxelles n'influence-t-elle pas les négociations ?
Elle influence de façon indirecte en poussant à trouver des solutions. De plus, ce sont les principaux représentants fédéraux qui siègent à l'Union Européenne.Mais la crise économique ne favorise pas la négociation puisque le gouvernement est en affaires courantes et des décisions importantes ne sont pas prises.

Le transfert de compétences vers les Régions et les Communautés permettra une plus grande efficacité ?
Lors des négociations, les intervenants ne pensent pas à cette idée. Ce qu'ils souhaitent c'est de trouver des solutions et d'évoluer, non pas d'imaginer un schéma idéal et de « sauter » dedans. Mais il y a une certaine conscience du fait que le fédéral perdra certaines compétences. La difficulté est que les flamands ont la sensation de « faire tout mieux que les francophones ». Le débat est d'autant plus difficile car les francophones négocient pour voir ce qui est acceptable ou non.  

Le fait que beaucoup de belges n'ont pas été voté ou on voté blanc a-t-il une influence ?
En Belgique, il y a eu 8,9% d'abstention et 4,5% de votes blancs. Pas de grande évolution.

Les peoples restent en coulisses...
Certains partis, pour gagner des voies utilisent l'image de certaines personnalités (présentateurs, star...) au détriment des candidats plus intellectuels qui n'ont pas «la tête ». Le parti gagne alors des voix puis ces «peoples » rentrent au «vestiaire » et laisse la place aux « intellos ».

Sibelgique-37ae1 on créait des groupes nationalistes ?
Je suis contre cette idée. Il est actuellement difficile voir impossible qu'un élu soit redevable par tous le pays et pas seulement par sa communauté. Les flamands voteraient pour un flamand et les francophones pour un francophone. La situation ne serait pas si différente.


 


 

 

 

"Hé Vian!" Hommage à Boris

Le samedi 23 octobre 2010, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles asbl,
accueillait en ses locaux Yves Destrée (comédien) et Jacques Monseu (metteur en scène)
pour un spectacle cabaret intitulé « Hé Vian ! » Hommage à Boris.

 

Quelques mots sur leYvesDestree comédien...
Yves Destrée, né à Chimay en 1955, Yves Destrée est diplômé des Conservatoires Royaux de Liège et de Bruxelles en Art dramatique, Déclamation et psychopédagogie. Il est comédien depuis plus de 30 ans et a joué en France, à Paris, Avignon, Limoges... Ainsi qu'un peu partout en Communauté Française.


A l'issue de ses études, il crée avec d'autres artistes une compagnie théâtrale professionnelle « Ensemble Identité 21 » devenue depuis « Le théâtre du Phare » qui produit régulièrement des spectacles et qui l'a mené sur de nombreuses scènes parfois lointaines... 
 Il fera une partie de sa carrière de comédien dans le théâtre pour l'Enfance et la jeunesse où il participera à de nombreuses créations avec notamment le Théâtre de la Gimbarde, tant en Belgique qu'en France. Parallèlement, sa formation pédagogique lui permet d'animer des stages pour futurs enseignants, « Théâtre et pédagogie ».
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 La mise en scène...
La mis en scène et la régie ont été assurées par Jacques Monseu ayant une « longue vie théâtrale ». Du théâtre National au théâtre du Parc en passant par les Galeries, Jacques Monseu est issu de l'INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle) et est actuellement le Président  de l'Union des Artistes du spectacle de la Communauté Française de Belgique.


 Le spectacle...
Ce spectacle « Hé Vian ! » est une commande du festival d'été de Haute Auvergne et a été créée à Chambon sur le Lac le 20 juillet 2009 dans le cadre des commémorations du 50ème anniversaire de la mort de Boris Vian. 

Bien plus qu'un simple hommage, ce cabaret théâtre fut un moment de convivialité et de débat
sur « La liberté d'expression » tant défendue par ce personnage énigmatique qu'était Boris Vian.

A travers des textes et des chansons pendant lesquelles on a pu entendre musarder la plupart des 33 participants, Yves Destrée nous a fait (re) découvrir les écrits de Boris Vian, tantôt provocateur, tantôt hilarant... 

Nous avons pu nous rendre compte que les textes de Boris Vian, disparu il y a déjà 50 ans, sont toujours d'actualité, comme en témoigne ce « fax de Boris Vian » adressé à Yves Destrée en fin de spectacle...

 

Fax de Boris Vian adressé à Yves Destrée...

" Le prix d'un parlementaire. 

(Le vocable « parlementaire » dérive, on le sait, du vieux français « parler menteur », et sa signification va donc de soi. On dit d'abord : « un tel a un parler menteur », et le contenant s'est réduit peu à peu au contenu.

Parler menteur a donné parlementaire à la suite d'une de ces inversions sonores baptisées astucieusement « phonobranlette » par le célèbre linguiste canadien Frédéric La Framboise, qui fit dériver cette dénomination de la « chaise à la branlette », le fauteuil à bascule des Canadiens.)

Un problème que l'on se pose parfois, c'est la valeur d'un parlementaire ; on dit en effet, couramment, « un tel est à vendre » ou « un tel est vendu », mais on omet de préciser le prix. Est-il possible, à partir des quelques éléments dont nous disposons, de fixer un barème approximatif qui permette à l'usager de s'y retrouver ? Le vague qui règne est bien gênant, et l'étranger, le touriste que nous essayons d'attirer sur notre territoire peuvent avoir envie d'emporter chez eux un souvenir autre que la Tour Eiffel.

La Chambre des députés est en passe de devenir, hors de nos frontières, aussi prisée que notre premier monument d'exportation : pourquoi ne pas en profiter et ne pas céder quelques uns de ses pensionnaires ? On en retrouvera toujours assez ; en outre, les éventuels acheteurs s'en lasseront vite et nous les réexpédieront pour rien.

Belle occasion de monter un fructueux petit commerce."


Merci à Danniel Bonnard et Renée Wery (correspondant locaux à Pont-à-Celles pour Télésambre) pour leur reportage.




 

 

 

Repas conviviaux

La Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles vous convie chaque mois à un moment de convivialité
 autour d'un excellent repas concocté par notre merveilleux traiteur et sa charmante équipe.

Quelques photos des repas précédents...

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                                                                                         Repas        














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Voyage culturel au coeur de la Cité Ardente

Le samedi 2 octobre 2010 dernier,
la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles asbl a convié ses membres
à une journée culturelle au cœur du Pays de Liège qui a débuté
Place Communale à Pont-à-Celles sous une pluie qui n'a pas refroidit les 25 participants.

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Après environ une heure et demie de trajet, nous arrivons au musée « Les territoires de la mémoire » situé au Boulevard d'Avroy à Liège où la pluie avait enfin cessé. 

Un petit film d'environ 5 minutes à introduit notre visite et avait pour objectif de présenter cette association fondée en 1993.

 

L'asbl « Les Terrvloitoires de la Mémoire » est un Centre d'Education à la Résistance et à la citoyenneté reconnu par la Communauté française de Belgique. Pour effectuer un « Travail de Mémoire » auprès des enfants, des jeunes et des adultes, l'association développe diverses initiatives pour transmettre le passé et encourager l'implication de tous dans la construction d'une société démocratique garante des libertés fondamentales.
Ses missions :

  • Sensibiliser au travail de Mémoire.
  • Éduquer à la citoyenneté.
  • Renforcer la démocratie.
  • Éduquer à l'altérité

 « La mémoire est la sentinelle de l'esprit. »William Shakespeare

 

Afin de comprendre les atrocités commises lors de la guerre, nous avons visité Le parcours symbolique créé et reconstitué par « Les Territoires de la Mémoire ».illu_parcours_01

Le Parcours symbolique est une expérience empreinte d'émotions et de respect pour toutes les victimes de la barbarie nazie. 

Au fil des témoignages de rescapés et des extraits du film "Nuit et brouillard " (A. Resnais), il évoque l'itinéraire d'un déporté dans les camps de concentration et d'extermination.

 De la rue au wagon à bestiaux en passant par le bureau de la Gestapo, les différents espaces présentés permettent d'imaginer les conditions de survie des prisonniers, les traitements inhumains, la violence permanente et la mise en œuvre de la "Solution finale de la question juive ". Le visiteur s'interroge : aurais-je été victime ou bourreau?

 Cette "mise en situation " symbolique pose la question de la responsabilité de chaque citoyen et de l'implication individuelle. 

Chaque participant en est ressortit interpelé et beaucoup d'émotions s'est fait sentir à la sortie du parcours. 
Afin que de tels actes ne se reproduisent plus, nous avons un devoir de mémoire par rapport à cette époque tragique de l'histoire. Malheureusement, nous avons pu constater, à travers un documentaire, que dans certains endroits du monde la connaissance des crimes commis par les nazis laissaient indifférents. 

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" Plus jamais ça ! ". À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, nombreux furent ceux qui décidèrent de tout faire pour que l'horreur des conflits armés, des massacres de masse et des camps nazis ne se reproduise plus jamais. Nous pensions qu'en Belgique, la bête immonde était définitivement endormie. Elle ne faisait que sommeiller et, au début des années '90, des partis et des mouvements d'extrême droite ont à nouveau fait leur apparition tant au nord qu'au sud de notre pays. Notre Centre d'Éducation pense que l'évocation du souvenir est indispensable pour éviter les erreurs commises dans le passé et participer à la construction d'une société humaine et solidaire.

 
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Il est alors midi quand nous partons du musée pour nous rendre au cœur de Liège,
dans la Cour des Mineurs, afin de partager un moment convivial
autour d'un repas typiquement liégeois.

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Après ce repas wallon à l'espace saveurs du musée de la Vie Wallonne,
nous étions attendus pour une visite guidée du musée. 

Le musée de la Viecoq_wallon Wallonne se veut être non plus un musée de folklore mais un musée de société où la vie des wallons d'hier et d'aujourd'hui est présentée à travers différents thèmes illustrés par des objets quotidiens ou des œuvres d'art.

L'idée selon laquelle il faut sauver de l'oubli, de l'indifférence et de la destruction les témoins du passé populaire est dans l'air dès la fin du 19e siècle.

En 1913, pour concrétiser le projet de création d'un musée dédié à l'ethnographie et au folklore wallon, les fondateurs lancent des appels au public. Leur but est de rassembler une documentation illustrant la vie en Wallonie dans toutes ses dimensions. Ils collectent documents et objets attachés aux gens, à leurs traditions, leurs activités, leur cadre de vie, leurs idées et leurs pensées. Des objets démodés et abandonnés dans des greniers, des remises, des meubles ou des ateliers constituent ainsi les premières collections, pour autant qu'ils aient été utilisés en Wallonie. Le plus souvent, il s'agit d'objets modestes et usuels, bien que certains d'entre eux puissent être considérés comme de petits joyaux d'art populaire. La démarche surprend tout d'abord le public qui baptise l'institution « musée dès vîs rahis' (musée des vieilleries) » avant de la considérer comme incontournable. 

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Croyances populaires et religion, artisanat et petits métiers, vie familiale (reconstitutions d'intérieurs), vie rurale (travaux agricoles et forestiers), vie urbaine (métiers des rues, petites industries et manufactures, mines), folklore et jeux traditionnels, instruments scientifiques et de mesure, arts régionaux (porcelaine,cristal et verre, dentelle, ...). 


C'est avec ces découvertes ou redécouvertes
que la journée se clôture. 

L'opinion générale de la journée est positive et les participants enchantés de leurs visites. 

Un pari réussi pour la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles soutenu par
le Conseil Consultatif Culturel de Pont-à-Celles et le Centre Culturel Régional de Charleroi.

 
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La Laïcité se régale: 2e repas anniversaire

Le mois de mai était placé sous le signe de la fête puisque le 29 mai, la Maison de la Laïcité fêtait ses 2 ans d'installation dans ses nouveaux locaux à la Rue de l'Eglise.

A cette occasion, près de 90 personnes, membres et amis, nous ont rejoins afin de célébrer cet évènement festif et convivial lors d'un repas haut en couleurs !                                                                




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Reportage exposition Amazonia

Depuis sa création, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles se veut être un lieu d'échanges où les grands thèmes préoccupant, parfois, la population sont abordés. C'est ainsi que nous avons accueilli, durant le mois de mai, 
Philippe Dubois, alias Phébus et Jean-Luc Valard, artistes peintres de renommée pour une exposition artistique intitulée « Amazonia ».

 Leurs créations vous ont fait part de leur vision, de leurs angoisses et leurs espoirs sur ce sujet
on ne peut plus d'actualité qui est la déforestation et plus particulièrement en Amazonie.

En effet, 2010 étant l'année internationale de la Biodiversité, il nous paraissait essentiel de sensibiliser le monde, jeunes et moins jeunes, à l'environnement. Cette nature sans qui nous ne pourrions survivre.
Comme le dit le professeur Jean-Marie Pelt, botaniste-écologiste, fondateur de l'institut européen de l'écologie : 
                                                                   « La biodiversité est l'assurance vie de l'humanité ».

La nature nous apporte nourriture, nous guérit, nous habille. Ne voyons plus la forêt comme une série de colonnes vertes et boisées mais plutôt comme un milieu captant et stockant le gaz carbonique de l'air afin de réduire les effets du réchauffement climatique. L'humain est responsable de cette nature, son devoir est de la cultiver non seulement pour lui, maintenant mais surtout pour les générations de demain...

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Merci à Daniel Bonnard et Renée Wéry, correspondant locaux à Télésambre, pour ce reportage  


 

 

Conférence de Madame Latifa Gahouchi

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"L'Islam et la Laïcité: peut-on être musulman et laïque?"
Pour tenter répondre à cette question, la Maison de la Laïcité de Pont-à-Celles accueillait le jeudi 20 mai dernier Madame Latifa Gahouchi, professeur de morale et
Echevine de l'enseignement à Charleroi.

Présentation

48ans, originaire du Maroc, c'est à l'âge de 4 ans que Latifa Gahouchi et sa famille est contrainte de quitter son pays.Son père était membre d'un groupe luttant pour les droits de l'homme, ce qui n'a pas plu aux idées dictatoriales du Roi Hassan II, la fuite était l'ultime solution contre la condamnation à mort pesant sur lui. C'est ainsi qu'en pleine période d'immigration marocaine, 1965, que la famille Gahouchi choisi de s'installer en Belgique, plus précisément dans la Région de Charleroi, car on y parle le français. 

Le combat reste identique: se battre pour défendre ses valeurs !

Latifa poursuit ses études dans l'enseignement rénové, malgré les préjugés qui se sont fait sentir dès son inscription. En effet, on lui proposait de se diriger vers l'enseignement professionnel afin qu'elle puisse travailler au plus vite. Son père ne fut évidemment pas d'accord, son souhait était que sa fille puisse suivre un enseignement comme « tout le monde ».  Après un passage par l'ULB et l'UT, c'est en 1998 que Madame Gahouchi adhère au Parti Socialiste et en 2007, elle devient professeur de morale et Echevine de l'enseignement à Charleroi. Sa volonté reste inchangée, défendre ses valeurs. Elle se veut être la représentante d'un mélange de Carolo et non pas des musulmans !

Problème d'une enseignante voilée à Charleroi : L'explication de son échevine.

C'est en 2007 que Madame Topal, d'origine turque, est engagée en tant que professeur de mathématique à l'école communale secondaire de la Garenne. En septembre 2009, un nouveau directeur entre en fonction et s'étonne qu'un professeur ayant signé, lors de son engagement, le décret Neutralité donne cours de mathématique en portant un voile. A la suite de cela, l'enseignante se met en maladie et porte plainte. Le tribunal donne raison à la Ville de Charleroi au nom du respect du décret concernant la neutralité de l'enseignement. Madame Topal engage alors un recours à la Cour d'Appel de Mons, ce dernier considérant le foulard comme un signe discret et affirmant que le décret Neutralité établit en 2003 est assez flou. En revanche celui de 1994 est plus précis. Une proposition de nouveau règlement ainsi que la demande d'adhésion au décret de 1994 est alors proposé par Madame Gahouchi au Conseil Communal de la Ville de Charleroi, le 29 mars 2010.

Malheureusement des évènements vont ternir cette réunion... La communauté musulmane, intégriste, s'est assemblée afin de manifester leur mécontentement face à cette interdiction.

« Cela m'a ébranlée en tant que femme émancipée de voir des toutes petites filles voilées et une femme portant la burca. C'était la première fois que j'en voyais une. J'avais la sensation de faire un retour de 1000 ans en arrière... ».

De plus, un conseiller communal CDH, lui-même d'origine musulmane et Président de la Commission Communale de l'enseignement, s'est opposé à l'interdiction du port du voile dans l'enseignement. Interpellant, selon Madame Gahouchi.

« L'enseignement doit rester officiel ! Un enseignant qui a autorité au sein d'une classe ne peut porter un signe de conviction, quel qu'il soit ! »

Madame Topal n'a toujours pas repris les cours et se trouve aujourd'hui en absence injustifiée. Cette situation a été signalée à la Communauté Française qui sera chargée de trancher. Cette enseignante sera probablement licenciée de par son absence mais également car elle n'est pas d'accord avec les valeurs défendues par l'enseignement de la Ville de Charleroi. La Ministre de l'enseignement, Madame Simonet, sous la pression des médias, a promis de réviser et clarifier le décret concernant la Neutralité afin qu'il puisse entrer en vigueur dès septembre prochain.

 De son côté, la Ville de Charleroi a osé réaffirmer sa neutralité !

Expansion de l'extrémisme musulman depuis 2001

On voit apparaître, de la part de la communauté musulmane, un besoin d'affirmer son identité.Le problème est que ce besoin doit passer par la soumission de la femme qui doit porter un voile. La femme qui risque de pervertir l'homme et sur laquelle repose la dignité de la famille, donc, voilons-là ! Auparavant, le voile était porté par des femmes plus âgées et avait un caractère culturel. D'ailleurs, le nombre de femmes portant le voile au Maroc ou dans les pays du Maghreb de façon plus générale, est largement inférieur à celui des femmes occidentales.

Aujourd'hui, l'Islam veut avoir la mainmise sur la population et convertir les jeunes belges.

Malheureusement, les belges convertis ne deviennent jamais, ou très rarement, des musulmans tolérants ! On voit apparaître alors une radicalisation de l'Islam par une volonté d'être reconnu et de montrer son appartenance. Mais la burka est un frein à la communication ! Aucun visage à regarder, aucun regard à croiser. Dans les récits du prophète, la femme est à l'égale de l'homme. Elle est combattante et son avis compte tout autant que celui des hommes. Aujourd'hui, on assiste à un cloisonnement de la femme et nous devons lutter contre cela !

 

Peut-on être musulman et laïque ? Oui !

Ce n'est pas parce que je suis d'origine musulmane que je n'ai pas de principe ! De même, ce n'est pas parce que je viens d'un pays d'Afrique du Nord que je dois porter le voile ! La religion fait partie de la sphère privée et en public, il est normal que l'on soit neutre, y compris dans l'enseignement ! Nous devons prôner la tolérance mais pas accepter tout et n'importe quoi surtout lorsqu'il s'agit d'éducation. Notre rôle, celui de la Belgique, est d'aider les écoles confrontées aux problèmes causés par le port de signes de conviction et ne pas les laisser se débrouiller seules.

Préservons notre démocratie !

Aujourd'hui, de plus en plus de partis politiques ouvrent leur liste à des personnes de différentes origines. D'un côté, c'est s'ouvrir aux autres et aux différences mais d'un autre côté, attention aux véritables raisons cachées derrière ce choix. En ouvrant la liste à des nationalités différentes, ne s'assure-t-on pas d'avoir alors le vote de cette communauté ? Oui, le parti gagne des voies mais il ne doit pas pour autant devenir le défenseur de cette unique communauté. En tant qu'homme ou femme politique, nous devons être les représentants de ceux qui ont voté pour nous, certes, mais aussi tous les autres !Prenons le CDH, il a donné la possibilité à Madame Mahinur Özdemir  d'être la première députée voilée. Lorsqu'on est élue, on doit avoir la décence de respecter l'ensemble des votants. Il ne s'agit pas de renier ses origines mais d'avoir des principes qui doivent passer avant tout. Encore une fois, la religion doit rester du domaine privé. Nous avons un cas d'autant plus proche et inquiétant qui vient du Président de la Commission Communale de l'enseignement à Charleroi, comme je le signalais précédemment, qui s'est opposé à l'interdiction du port du voile dans les écoles. La Belgique a accepté beaucoup de choses au nom des droits de l'homme mais attention, n'affaiblissons pas notre démocratie. L'humain est riche de ce qu'il est et non de ce qu'il représente ! Je suis une belgo-marocaine, j'ai choisi d'unir mes deux cultures afin de me rendre riche des principes et valeurs que je souhaite défendre.

                                                              "Et je me battrais jusqu'au bout pour la liberté !"

 


 

 


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Horaire

Les heures d'ouverture de la Laïcité de Pont-à-Celles
lundi au vendredi de 8h30 à 16h30

Rue de l'Eglise,7
6230 Pont-à-Celles
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